Réunion du Conseil de l'IS à Cascais, Portugal

4-5 FÉVRIER 2013

L’Internationale Socialiste a tenu sa réunion du Conseil à Cascais, Portugal, les 4-5 février, la première réunion depuis le XXIV Congrès qui a eu lieu au Cap, Afrique du Sud en septembre dernier. L’événement a été accueilli par le Parti socialiste portugais, le parti membre dans ce pays.

Sous le thème principal « L’économie mondiale: notre vision pour la croissance, l’emploi et un développement durable » le Conseil a rassemblé près de 300 participants de 100 délégations, y compris de leaders et représentants de partis membres de l’IS du monde entier, ainsi que des invités spéciaux. (Liste des participants)

Le Président de l’IS George Papandreou a tenu un discours d’introduction remerciant le parti hôte pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité. Parlant sur le thème principal du Conseil, il a souligné que la solidarité et le dialogue étaient nécessaires, surtout en vue de la crise mondiale actuelle. Il a noté qu’une Europe conservatrice, une Europe devenant plus introvertie, soucieuse, nationaliste, serait une Europe vouée à l’échec. Une Europe progressiste était nécessaire pour éradiquer les effets négatifs du conservatisme et pour surmonter l’austérité. Sur les questions d’ordre mondial, il a souligné la pertinence de l’IS dans les défis mondiaux d’aujourd’hui, ajoutant que des nouvelles politiques étaient nécessaires «dans un monde avec un équilibre du pouvoir mondial entièrement nouveau».

Dans une déclaration d’ouverture, António José Seguro, le leader du parti hôte et un Vice-président de l’IS, a souhaité la bienvenue aux participants, exprimant son plaisir d’accueillir cet événement et d’amener la famille de l’IS au Portugal. Il dit que le débat économique au Conseil était essentiel du fait que la question était si étroitement liée avec les gens. Le socialisme inspirait l’espoir, des idéaux, des idées de paix, de dignité et de solidarité, et un monde plus développé. La réunion du Conseil, continua-t-il, était destinée à faire avancer le terrain d’entente sur ce débat, cherchant à renforcer les priorités de la majorité de nos citoyens. Rappelant un proverbe africain, il dit: «Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche en compagnie ». Il conclut que cela était le seul moyen d’avancer, en solidarité, et en construisant une fraternité sociale qui ne laissait personne pour compte.

Sur les différents aspects du thème principal «La crise de la zone euro: à partir d’ici, quelle voie suivre?» et «Les économies émergentes et en développement dans une stratégie de «sortie de crise » le Conseil a entendu différentes perspectives et points de vue de représentants de partis membres de l’IS et de partis et invités de différents continents et régions: de partis européens à l’intérieur et à l’extérieur de la zone euro, de chaque pays des BRICS, y compris des intervenants spécialement invités du Parti du Congrès national indien et de Chine, des économies émergentes et de pays en développement, et des Etats-Unis, Professeur Richard Parker de Harvard, Directeur politique du Comité national démocratique (discours). (Liste des intervenants)

Une déclaration sur l’économie mondiale a été adoptée qui souligne les évaluations du Conseil et qui est basée sur cinq principes fondamentaux de l’Internationale Socialiste. Le premier, la solidarité, appelle à un nouvel accord international pour garantir que le commerce mondial soit équitable pour tout le monde. Le deuxième, l’égalité, exhorte les gouvernements à une coordination mondiale pour l’égalité entre et parmi les nations, à travers les classes, races et genres, et de distribuer équitablement la richesse privée et réduire les inégalités salariales dans tous les pays. Le troisième, un nouvel internationalisme, propose la création d’une nouvelle série mondiale d’accords, la restructuration de l’OMC pour recycler les profits commerciaux partant des importants écarts de salaire vers une sécurité de revenu mondiale authentique, ainsi qu’un nouveau régime du FMI et de monnaie mondiale basé sur un système «bancor» multilatéral synthétique conçu par Keynes lui-même. Le quatrième, la transparence, afin d’assurer que la corruption soit réduite, avec de nouveaux traités multilatéraux sur les prix de transferts, une imposition uniforme et des lois uniformes sur l’évasion fiscale, pour réformer les entreprises privées et établir de nouvelles lois sur les normes internationales. Le cinquième, l’équilibre humain et écologique, un concept étroitement lié à l’économie, est appelé pour assurer qu’un équilibre soit atteint entre ce que dont les peuples ont besoin de l’économie et la capacité biologique restreinte de la terre, un élément crucial afin qu’une nouvelle ère, avec le potentiel de prospérité et sécurité mondiale, ne se termine pas en apocalypse de réchauffement mondial, guerres de ressources, et d’inégalités obscènes.

En vue des événements récents, deux points d’urgence ont été ajoutés à l’ordre du jour du Conseil: «Mali: Soutenir la paix, la sécurité et la démocratie au Sahel» et « Derniers développements concernant les efforts des peuples dans le monde arabe pour faire avancer l’agenda démocratique».

Soutenir la paix, la sécurité et la démocratie au Sahel

Lors des discussions sur la région du Mali et du Sahel, le Conseil a entendu des présentations par le leader du RPM, Mali, Ibrahim Boubacar Keita, qui avait été un candidat présidentiel aux élections de mai 2012 qui avaient été suspendues après le coup d’Etat en mars. Les objectifs actuels étaient, comme l’a expliqué Keita, la cohésion nationale au Mali, pour assurer des élections libres et justes, pour bâtir un Etat qui peut assumer ses décisions, assembler une armée nationale, et promouvoir la coopération internationale afin de forger la sécurité dans la région du Sahel. Ibrahima Ndiaye, premier Vice-Président d’ADEMA-PASJ, le parti du Président par intérim Dioncounda Traoré, a également pris la parole au Conseil sur la situation fragile au Mali et son espoir pour une démocratie forte et le respect des principes des Nations unies. Le Ministre des Affaires étrangères Mohamed Bazoum, PNDS, Niger, a adressé la situation au Sahel, soulignant également le besoin d’une nouvelle perspective au Mali pour garantir que les Maliens allaient avoir un choix libre et équitable et que la stabilité soit fournie. Il a transmis une une invitation de S. E. Président Issoufou d’accueillir une réunion du Comité Afrique de l’IS dans les semaines à venir pour discuter plus en détail la région du Sahel. Les Vice-présidents de l'IS Ahmed Ould Daddah, Président du RFD, Mauritanie et Ousmane Tanor Dieng, Premier secrétaire du PS, Sénégal, ont également pris la parole sur la région du Sahel. La reconnaissance pour l’action rapide et concise par le Président français François Hollande en temps de crise au Mali a été exprimée. Une déclaration sur la région du Sahel a ensuite été adoptée à l’unanimité.

Derniers développements concernant le monde arabe

Le Secrétaire général a donné un rapport sur sa visite en Iraq après le Congrès de l’IS pour des entretiens avec le Vice-président de l’IS Jalal Talabani sur des activités de l’IS dans la région et l’offre de Talabani d’accueillir des réunions du Comité sur le monde arabe de l’IS et du Comité sur la question kurde. Ces initiatives ont toutefois dû être reportées en raison de sa maladie. Le Conseil a exprimé sa solidarité avec Jalal Talabani et exprimé ses meilleurs vœux pour un rétablissement rapide de toute la famille politique mondiale.

Sur le deuxième point d’urgence, le monde arabe, le Conseil a entendu des leaders et représentants de partis membres de l’IS de cette région, Mustapha Ben Jaâfar, leader du FDTL, Tunisie et de Nabil Shaath du Fatah, Palestine. Parmi les invités étaient Hesham Youssef de la Ligue arabe, Rahdi Mohsen Al Mosawi du Parti Wa’ad du Bahreïn, et Abdaziz Othman, du Conseil national kurde de Syrie.

Les intervenants ont souligné qu’une nouvelle ère avait commencé à travers le monde arabe et que c’était le rôle des socialistes de travailler ensemble pour assurer que les nouvelles constitutions résultant des révolutions soient les plus démocratiques possibles. Une déclaration sur les développements concernant le monde arabe a été adoptée. En ce qui concerne l’Egypte, elle a fait appel à une plus grande transparence et inclusion politique et à une fin de la brutalité des forces de sécurité. Sur la Syrie, la déclaration a réitéré le soutien de l’IS d’une fin des luttes et pour les droits du peuple syrien de déterminer leur propre avenir. Elle a fait appel à la solidarité internationale pour y parvenir et a salué les fonds qui avaient été donnés lors de la Conférence internationale des donateurs pour la Syrie à Koweït, le 30 janvier, 2013. Sur le Bahreïn, l’IS a réitéré sa profonde déception que le gouvernement n’ait pas mis en œuvre la vaste majorité des réformes proposées par la Commission d’enquête indépendante du Bahreïn, malgré les promesses du contraire. L’IS a réitéré son appel à ces réformes et pour la libération d’Ibrahim Sharif, le Secrétaire général du parti Wa’ad et des centaines de prisonniers de conscience. Sur la Palestine, la déclaration a reconnu la réussite d’être parvenu à recevoir le statut d’observateur à l’ONU, et déclaré la position historique de l’IS soutenant les droits du peuple palestinien à la liberté, l’indépendance, l’unité et un Etat, y compris leur droit à une lutte non-violente pour la liberté et l’indépendance. Sur le Sahara occidental, l’IS a réitéré son plein soutien pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ainsi que faisant appel à la reprise urgente des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario sous les auspices de l’ONU. En ce qui concerne la Tunisie, la déclaration a enregistré que l’IS suit de près le processus de l’établissement des institutions démocratiques ainsi que le progrès fait vers la rédaction de la constitution.

Dans une résolution sur l’Iran, l’IS a fortement fait appel à ce que le gouvernement iranien respecte les droits des activistes politiques, notant le nombre alarmant d’exécutions, et des nombreux prisonniers politiques kurdes qui ont été condamnés à la peine de mort sans représentation juridique appropriée. L’application continue de l’art. 188/192 du code criminel du pays, qui considère les membres, adhérents et partisans de tout parti politique kurde, arabe et balouch comme des “Mufsed fee Al Arz” (corrompu sur terre), et “Mohareb” (ennemi de dieu), et qui doivent être punis par la pendaison ou l’exécution, est une grande source de préoccupation.

Dans une déclaration sur le Porto Rico, le Conseil de l’IS a exprimé sa satisfaction et solidarité avec les résultats du référendum sur le statut du 6 novembre 2012. Une claire majorité de Porto ricains a voté pour le changement du statut territorial du pays. L’IS a réitéré son soutien pour les droits du peuple du Porto Rico à l’autodétermination et de choisir des alternatives non-coloniales reconnues par le droit international. Un appel a de plus été fait pour la libération des prisonniers politiques, en particulier d’Oscar Lopez Rivera, qui est emprisonné depuis 31 ans aux Etats-Unis.

Le Conseil a également adopté une déclaration sur le Zimbabwe. Il a félicité les partis du gouvernement inclusif d’être convenus d’une nouvelle constitution, les exhortant à mettre en œuvre les réformes restantes avec un accent particulier sur celles concernant les secteurs des médias et de la sécurité. La déclaration a également fait appel à des élections pacifiques, crédibles et légitimes qui garantiront la sécurité de la personne et du vote.

Un rapport sur la situation au Venezuela a été donné par le Vice-président de l’IS Henry Ramos au nom de l’opposition Mesa de Unidad Democrática, soulignant l’inquiétude sur la crise institutionnelle du pays et appelant à ce que la constitution soit respectée. Un appel a également été fait pour la libération immédiate des prisonniers politiques et que tous ceux en exil politique puissent retourner.


Etablissement des organes de travail de l’Internationale pour la période inter-Congrès et les campagnes à lancer

En tant que première réunion de Conseil après le Congrès, et en accord avec les statuts, son ordre du jour a inclus l’établissement des différents organes de travail de l’Internationale Socialiste pour la période actuelle. Ceux-ci incluent des commissions spéciales pour examiner et élaborer des recommandations sur des politiques communes et des propositions sur des questions clés sur l’agenda international, des comités régionaux et thématiques et des campagnes et groupes de travail se concentrant sur des domaines particuliers de la politique mondiale nécessitant des nouvelles approches et avancées sur une plateforme commune.

Le Secrétaire général Luis Ayala a conduit la procédure sur ce point de l’ordre du jour, basé sur les informations reçues de partis membres avant la réunion et des accords convenus par le Présidium la veille du Conseil.

Suite aux propositions du Présidium, le Conseil est convenu d’établir une Commission sur l’égalité, une question centrale et pertinente de nos jours, qui exige un nouvel raisonnement en vue des transformations politiques, économiques et politiques actuelles dans un monde où nous constatons un écart grandissant entre les gens.

Le Conseil est convenu d’établir des comités régionaux pour l’Afrique, le monde arabe, l’Asie et le Pacifique, la CEI, le Caucase et la Mer noire, l’Amérique latine et la Caraïbe, la Méditerranée, le Moyen-Orient et pour l’Europe du Sud-est. Un comité sur la question kurde et un groupe de travail sur la Syrie, qui avaient été proposés au Congrès au Cap, ont été établis par le Conseil. (Liste des comités régionaux et groupes de travail avec présidents et vice-présidents le cas échéant)

Les comités thématiques et groupes de travail suivants ont également été établis: Groupe de travail sur la responsabilité et la transparence au niveau international, Comité sur la démocratie, Comité sur les gouvernements locaux, Comité sur la pauvreté, Comité sur les migrations, Groupe de travail sur l’éducation politique et un Groupe de travail sur les médias sociaux. Une nouvelle idée adoptée était d’ajouter une nouvelle catégorie pour l’adhésion individuelle à l’Internationale Socialiste, tel que proposé dans le rapport sur la réforme de l’IS, et un groupe de travail spécial sur ce sujet a également été formé. L’adhésion pour l’instant est ouverte aux partis politiques et organisations, toutefois, ce groupe de travail se penchera sur comment une relation additionnelle entre les individus et l’organisation peut être définie. (Liste des comités thématiques et groupes de travail avec présidents et vice-présidents le cas échéant)

De plus, le Conseil est convenu de relancer la campagne “Mettre fin à la violence contre les femmes », dans laquelle l’IS travaillera en collaboration étroite avec son organisation fraternelle, l’IS des Femmes.

Le Secrétaire général a donné un rapport sur les candidats à l’adhésion aux deux comités statutaires, le Comité Ethique et le Comité d’Administration et des Finances.Respectant les réformes convenues pour garantir une représentation géographique, chaque Comité allait avoir 3 membres d’Afrique, 4 des Amériques, 4 de l’Union européenne, 2 de l’Europe hors UE et 2 du Moyen-Orient, Asie, Pacifique. Dans les régions où le nombre de candidats présentés correspondait au nombre à élire, ils ont été confirmés par le Conseil. Dans le cas où il y avait plus de candidats que de postes à pourvoir, il a été convenu que le Secrétaire général allait entreprendre des consultations en vue de trouver un accord. Il a rappelé au Conseil que les présidents de ces comités allaient être élus par les membres des comités lors de la première réunion.

Trois membres supplémentaires du Présidium devaient être élus après le XXIV Congrès, dont deux femmes, et un membre représentant un parti d’un pays européen ne faisant pas partie de l’UE, tel que rapporté par Tero Shemeikka qui présidait la commission électorale au Congrès, garantissant que toutes les régions soient représentées équitablement, et que les statuts soient respectés. Pour un des postes féminins, le Conseil a élu Colette Avital du Meretz, Israël. Le poste de la deuxième femme Vice-présidente sera traité lors du prochain Conseil. Pour le poste représentant un pays européen ne faisant pas partie de l’UE, le Conseil a élu Edi Rama, leader du SPA, Albanie. De plus, trois présidents honoraires ont été élus pour rejoindre le Présidium: Mustapha Ben Jaâfar (Tunisie), Tarja Halonen (Finlande) et Mahamadou Issoufou (Niger).

En ce qui concerne les demandes d’adhésion reportées par le XXIV Congrès les décisions suivantes ont été prises: Tanzanie, CCM a été admis comme membre de plein droit, et les partis suivants comme membres consultatifs: Algérie, FLN; Géorgie, SDD; Sao Tomé et Principe, MLSTP-PSD; Swaziland, PUDEMO; Venezuela, UNT; Zambie, PF.

Avant la fin de la réunion le Conseil a reçu la triste nouvelle du décès de Reinaldo Gargano, Président du Parti socialiste d’Uruguay. L’IS, le PSU et le Frente Amplio ont perdu un camarade dédié à la cause du socialisme dans son pays et toute l’Amérique latine. Le Conseil a exprimé ses condoléances à sa famille, amis et collègues.

Lors de la clôture, Président Papandreou a remercié le parti hôte, réitérant au peuple du Portugal la solidarité de l’Internationale Socialiste et sa volonté d’être à leurs côtés, comme avec d’autres, dans cette période de difficultés financières et économiques.

Intervenants, Participants

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Bruxelles, 10-11 avril 2000 
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Genève, 23-24 novembre 1998
Oslo, 18-19 mai 1998
New Delhi, 10-11 novembre 1997
Rome, 21-22 janvier 1997
New York*, 8 septembre 1996
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Le Cap, 10-11 juillet 1995
Budapest, 2-3 décembre 1994
Tokyo, 10-11 mai 1994
Lisbonne, 6-7 octobre 1993
Athènes, 9-10 février 1993
Berlin*, 15-17 septembre 1992
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Istanbul, 11-12 juin 1991
New York, 8-9 octobre 1990
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Genève, 23-24 novembre 1989
Stockholm* 2-0-22 juin 1989
Madrid, 11-12 mai 1988
Dakar, 15-16 octobre 1987
Rome, 8-9 avril 1987

*À la veille du Congrès

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