Déclaration sur la condamnation de Temirlan Sultanbekov et de Kadyrbek Atambaïev au Kirghizistan

8 octobre 2026

L’Internationale socialiste condamne fermement les peines prononcées aujourd’hui par le tribunal du district de Pervomaïski à Bichkek à l’encontre de Temirlan Sultanbekov, dirigeant des Sociaux-démocrates du Kirghizistan et vice-président de l’Internationale socialiste, et de Kadyrbek Atambaïev. Temirlan Sultanbekov a été condamné à sept ans d’emprisonnement. Cette peine cumule quatre ans au titre de la présente affaire et une peine prononcée dans une affaire antérieure. Kadyrbek Atambaïev a été condamné à quatre ans. Les deux peines sont assorties de la confiscation de leurs biens.

Les accusés ont fermement rejeté les accusations, qui font état de la préparation de troubles de masse et d’une prise du pouvoir par la force à la suite des élections législatives de novembre 2025. Le procès s’est tenu à huis clos, malgré les demandes répétées de la défense en faveur d’audiences publiques, privant les accusés de la transparence et du contrôle indépendant qui sont au cœur de tout procès équitable. Cette procédure présente toutes les caractéristiques de poursuites à motivation politique visant à faire taire l’une des rares forces d’opposition organisées encore présentes dans le pays, à quelques mois seulement de l’élection présidentielle de janvier 2027.

L’Internationale socialiste exprime sa pleine solidarité avec Temirlan Sultanbekov, Kadyrbek Atambaïev, leurs familles et l’ensemble des membres des Sociaux-démocrates, et les soutient dans leur appel devant le tribunal de la ville de Bichkek. Nous appelons les autorités kirghizes à garantir que cet appel soit examiné en audience publique, dans le plein respect des normes internationales du procès équitable, et à libérer toutes les personnes emprisonnées en raison de leur engagement politique.

Notre Internationale continuera de suivre cette affaire avec la plus grande attention et de la porter auprès de ses partenaires et des institutions internationales. La démocratie ne peut s’épanouir là où les opposants politiques sont emprisonnés et où la voix des citoyens est réduite au silence.

(Traduit de l’anglais)