Résolution sur Djibouti
A Djibouti, pays sous dictature depuis son Indépendance de 1977, la situation politique et socio-économique ne fait qu’empirer. Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, a tripatouillé la constitution le 26 octobre 2025, supprimant la limite d’âge constitutionnellement fixée à 75 ans pour les candidats à l’élection présidentielle. Il s’ouvre ainsi la voie pour un sixième mandat présidentiel illégitime à partir d’avril 2026 et le pouvoir à vie.
La décision rendue par le Comité des Nations-Unies pour les droits humains le 4 novembre 2020 à Genève en faveur du MRD, parti membre de l’IS qui a été arbitrairement dissout en 2008, n’est toujours pas exécutée. La coalition d’opposition Bloc pour le salut national (BSN), qui regroupe le MRD et deux autres partis, ne peut organiser ni réunions publiques, ni manifestations, ni marches. Les violations des droits humains sont constantes. De même, l’économie demeure plus que jamais aux mains de la famille et de l’entourage présidentiels. D’où de lourdes inégalités, un chômage massif et une large pauvreté.
L’IS condamne fermement cette situation inacceptable et appelle :
- Au retour à l’ordre constitutionnel d’avant le 26 octobre 2025;
- A l’exécution de la décision favorable au MRD du Comité onusien pour les droits de l’Homme ;
- A la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante paritaire, prévue par l’accord-cadre signé entre le régime et l’opposition le 30 décembre 2014, afin que l’élection présidentielle d’avril 2026 soit enfin libre, transparente et démocratique.
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