L’Internationale Socialiste condamne le massacre de manifestants à Gaza

15 mai 2018

L’Internationale Socialiste condamne le recours à des tirs réels par les forces israéliennes contre des manifestants à Gaza, tuant au moins 60 personnes et blessant des milliers d’autres. L’effusion de sang de lundi présente de terribles ressemblances avec les événements qui se sont déroulés le 30 mars dernier, au cours desquels plusieurs Palestiniens non armés ont été abattus par l’Armée de défense d’Israël au cours d’une manifestation majeure. Hier encore, des Palestiniens exerçant leur droit de manifester pacifiquement ont à nouveau été pris pour cibles. De nombreux enfants de moins de 16 ans figurent parmi les victimes. Un nombre de pertes humaines aussi élevé n’a pas été vu à Gaza depuis le conflit entre Israël et Gaza fin 2014 et l’IS est aujourd’hui solidaire avec le peuple palestinien.

Les responsables de ces massacres doivent rendre des comptes. En début d’année, les appels lancés par le Secrétaire général des Nations Unies, les membres de la communauté internationale et l’Internationale Socialiste, à mener une enquête indépendante sur ces massacres ont été rejetés par le gouvernement israélien. En l’absence d’enquête, le message clairement lancé est que les forces israéliennes peuvent agir en toute impunité. Il est dès lors d’une importance capitale qu’une enquête indépendante et transparente puisse être menée sous l’égide des Nations Unies sur ces événements tragiques afin de s’assurer qu’ils ne se reproduisent pas. Il devrait être inutile de rappeler que les troupes israéliennes ont l’obligation de respecter le droit des droits de l’homme et de garantir que la force meurtrière n’est utilisée qu’en ultime recours.

Les manifestations se sont déroulées le jour de l’ouverture de la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, une décision prise par le gouvernement américain qui a gravement nuit à la poursuite du processus de paix au Moyen-Orient en devançant unilatéralement les négociations sur le statut définitif de Jérusalem, à laquelle les Juifs, les Musulmans et les Chrétiens attachent une grande importance. Cette décision, prise au détriment du consensus général sur la voie menant à la paix au Moyen-Orient ou des ramifications plus larges d’un acte politique qui touche les sensibilités de millions de personnes de toutes les cultures et de toutes les religions, associée au veto mis par Etats-Unis au Conseil de sécurité des Nations Unies pour une enquête indépendante sur les massacres à Gaza, sont autant d’obstacles à la paix.

Au regard de la situation volatile et de la rapide réduction des perspectives d’atteinte d’une paix durable dans la région, il revient à tous ceux qui, au sein de la communauté internationale, désirent assister à la résolution de sept décennies de conflits, d’intensifier de toute urgence leurs efforts diplomatiques afin d’atteindre une solution des deux États, où Israël et la Palestine vivraient côte à côte dans la paix.

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