L’IS appelle à la libération immédiate de Mikalai Statkevich

2 Juillet 2020

L’IS appelle à la libération immédiate de Mikalai Statkevich

Mikalai Statkevich est accusé d’avoir commis un crime au titre de la Première partie de l’article 342 du Code pénal du Bélarus, en organisant des actions portant atteinte à l’ordre public. M. Statkevich est le leader du parti membre de l’IS au Bélarus, Narodnaya Gramada, et co-président du Comité de l’IS pour la CEI, le Caucase et la mer Noire. En 2010, alors candidat présidentiel, il a été incarcéré pour avoir participé à des manifestations pacifiques et condamné à cinq ans de prison dans des conditions déplorables.

En empêchant M. Statkevich de se présenter comme candidat aux prochaines élections présidentielles prévues le 9 août, brandissant sa peine de prison en 2010 comme prétexte, Alexander Lukashenko, à la tête du régime autoritaire au Bélarus, a clairement l’intention de le maintenir derrière les barreaux.

Le 30 juin, alors qu’il est sous les verrous depuis le 29 mai, il s’est vu octroyer une entrevue de 10-15 minutes avec son avocat, Uladzimir Sazanchuk, qui a déclaré que M. Statkevich rejetait catégoriquement les accusations, les qualifiant d’absurdes, et a indiqué n’avoir commis aucun crime. La persécution subie par M. Statkevich s’inscrit dans le cadre de violentes répressions contre les opposants politiques et des centaines d’arrestations, des évolutions que l’IS a fermement condamnées. L’Internationale Socialiste est restée en contact avec Marina Adamovich, la femme de Mikalai Statkevich, ainsi qu’avec ses camarades de la direction du parti depuis son arrestation le 29 mai dernier, et a suivi étroitement et condamné avec force les violents enlèvements et arrestations d’autres membres du parti, à l’instar de son secrétaire général, Sergey Sparish.

La libération de tous les prisonniers politiques et la tenue d’élections libres et justes au Bélarus doivent être une priorité partagée aujourd’hui par l’ensemble des démocrates à travers le monde, après les nombreuses années au cours desquelles le régime de Lukashenko a maintenu le pouvoir en étouffant les libertés et les droits du peuple bélarusse.

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