Sortir de l'impasse à Chypre

17 février 2014

Nicos Anastasiades, président de la République de Chypre, et Dervis Eroglu, représentant de la République turque de Chypre, ont convenu d’une déclaration commune. Cet accord, qui ouvre la voie à de nouvelles négociations, fournit une base solide pour un dialogue constructif pouvant déboucher dans les plus brefs délais sur une résolution fonctionnelle et viable du problème de Chypre. Ce consensus amène également le contexte nécessaire pour enfin mettre un terme à l’inacceptable statu quo actuel.

En tant que président de l’Internationale Socialiste, je soutiens pleinement les deux leaders politiques dans leurs efforts pour sortir de l’impasse et poser les fondations d’une Chypre européenne unie : un État membre de l’Union européenne comportant deux zones et deux communautés, mais doté d’une seule souveraineté, d’un seul représentant légal à l’échelle internationale et d’une seule nationalité.

Pour que cette initiative soit couronnée de succès, les deux parties doivent mettre à profit l’élan impulsé par l’intérêt sans précédent que manifeste la communauté internationale pour une résolution du problème de Chypre. Il est également nécessaire d’instaurer un climat de confiance entre les deux communautés. L’Internationale Socialiste appuie tout projet visant à établir cette confiance et pouvant contribuer de manière constructive au processus de négociation. À cet égard, la proposition de reconstruction de Famagouste représente une réelle opportunité.

Nous ne doutons pas que la résolution du problème de Chypre permettra d’accroître considérablement la coopération régionale. En effet, la Grèce, Chypre et la Turquie pourraient former un « triangle » de paix et de développement. Les ressources naturelles de la Méditerranée orientale offrent une opportunité de coopération fructueuse qu’il ne faut pas manquer.

En fin de compte, la résolution du problème de Chypre ne fera pas de perdants : tous en sortiront gagnants.


George A. Papandreou