Durban et la recherche de la justice climatique

11 Diciembre 2011

Durban et la recherche de la justice climatique

Le sommet de la COP17/CMP7 à Durban qui s’est terminé le 11 décembre est parvenu à des décisions qui peuvent nous faire avancer vers un accord contraignant pour interrompre et inverser le chemin que nous sommes entrain de prendre vers un changement climatique catastrophique, mais les espoirs pour un accord considérable sur la réduction des émissions n’ont pas été réalisés. La communauté internationale doit trouver un accord avec pour ambition de limiter l’augmentation de la température mondiale à un maximum de 2°C ou 1,5°C au dessus des niveaux de l'époque préindustrielle, ce qui reste la seule solution possible aux dangers qui guettent le monde.

En établissant le Groupe de travail sur la plateforme de Durban pour une action renforcée, la Conférence a correctement conclue que tout accord futur sur le changement climatique devra être contraignant, officiellement formulé comme « un accord convenu avec force juridique ». A présent, il est plus important que jamais que les négociations continuent sans retard et dans un esprit de compromis et de compréhension afin de faire des ces objectifs une réalité, alors que les coûts d’ajourner un tel accord augmentent d’année en année.

Avec Durban, le cadre est maintenant en place pour la coopération sur le Fonds vert pour le climat avec l’accord sur son instrument de gouvernement, bien que les sources de financement à long-terme restent à être finalisées. La décision de lancer le Fonds répond au besoin de trouver un équilibre entre l’allocation de ressources aux activités d’adaptation et d’atténuation, ce qui est conforme à l’appel de l’Internationale Socialiste à Johannesburg fin octobre de cette année.

Un pas positif est également l’engagement qu’un mécanisme de transfert de technologies sera complètement opérationnel d’ici 2012 pour « promouvoir et renforcer la recherche, le développement et  le déploiement et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement pour l’atténuation et l’adaptation dans des pays en développement ».

Nous félicitons les hôtes de l’Afrique du Sud d’avoir fait preuve d’un tel leadership et de persévérance pour obtenir ces accords et d’autres, mais nous n’avons aucune illusion qu’il y aura beaucoup de travail difficile à faire.

En même temps, il doit être reconnu que certains engagements que nous avions espéré voir à Durban sur le renforcement et la formalisation des réductions des émissions promises, tels que défini dans la déclaration de l’Internationale Socialiste faite à Johannesburg, n’ont pas été atteints. De même, d’importants progrès doivent être faits sur les politiques pour la protection des forêts, le développement des technologies renouvelables et l’établissement de systèmes de mesure, de notification et de vérification, et les décisions atteintes ne contiennent pas l’urgence nécessaire pour traiter de manière efficace le cas des petits États insulaires en développement (PEID).

La communauté internationale doit persévérer au sein du cadre de l’UNFCC pour se retrouver dans une recherche commune de solutions aux plus grandes menaces actuelles pour la planète. Le multilatéralisme reste le moyen pour aller de l’avant, et la vaste majorité des nations du monde souhaitent voir que la volonté politique corresponde aux exigences scientifiques, et ne sont plus prêtes d’accepter les engagements volontaires, et que les leaders politiques soient directement impliqués dans le processus qui est crucial pour délivrer les réponses nécessaires.

L’Internationale Socialiste continuera à placer la question du changement climatique au cœur de son agenda, commençant par la prochaine réunion du Conseil qui aura lieu à San José au Costa Rica en janvier 2012, et continuera par le travail et les activités de sa Commission pour une Société Mondiale Durable alors que nous allons vers Rio+20, COP18 et au-delà.

George Papandreou
Président
Luis Ayala
Secrétaire général
 
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