Résolution sur le Pakistan

CONSEIL DE ROME - Pour une société mondiale plus équitable, 20-21 janvier 2003

 

Original : anglais

1. L’Internationale Socialiste continue à s’inquiéter de l’absence de démocratie au Pakistan. Seul un Etat de droit, basé sur le respect total des droits de la personne, des élections libres et justes et un gouvernement transparent et responsable, peuvent garantir la paix et la sécurité du peuple du Pakistan et entre le Pakistan et ses voisins.

L’Internationale Socialiste s’inquiète particulièrement du fait qu’en août dernier, suite aux fraudes électorales et aux votes forcés qu’ont signalés les observateurs indépendants pendant le référendum d’avril 2002, le régime pakistanais a annoncé sommairement des modifications de la constitution visant à formaliser le rôle de l’armée au sein du gouvernement.

L’Internationale Socialiste s’inquiète également du fait que le régime a continué à exercer son contrôle sur le système électoral. Human Rights Watch, à la veille des élections parlementaires du 10 octobre 2002, a décrit le processus électoral comme « comportant de graves imperfections » et a déclaré que « le suffrage défavorisait la démocratie » alors que l’Union européenne a affirmé après les élections que « le processus électoral comportait de graves défauts ».

L’Internationale note également qu’après les élections le Commonwealth a décidé de maintenir la suspension du Pakistan comme l’un de ses membres.

Parallèlement, l’Internationale note avec satisfaction que son parti membre, le Parti du Peuple du Pakistan, a obtenu une pluralité de suffrages en dépit des énormes désavantages et de la manipulation électorale auxquels il était confronté, et qu’il détient désormais un nombre important de sièges à l’Assemblée nationale.

2. L’Internationale Socialiste lance un appel au régime du Pakistan pour qu’il renverse les mesures antidémocratiques qu’il a prises, et tout particulièrement pour qu’il permette au peuple pakistanais de profiter de toute la gamme de libertés politiques et civiles que prévoit le droit international.

Elle réclame également la libération du Sénateur Asif Ali Zardari, qui purge actuellement sa septième année de prison sans avoir été reconnu coupable d’un crime, et qui souffre d’une absence de traitement médical pour une grave maladie de la colonne vertébrale.

Elle réaffirme également sa solidarité et son soutien au Parti du Peuple du Pakistan et à tous les Pakistanais qui continuent à œuvrer et à lutter pour le retour de la démocratie.

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