Membres de la Commission voyagent en Antarctique

21-23 Mars 2008

En rapport avec la réunion de la Commission au Chili, un groupe de participants  s’est rendu en Antarctique et Patagonie dans les jours avant les discussions à Santiago, du vendredi 21 mars au dimanche 23, pour obtenir sur place une meilleure compréhension des effets du changement climatique dans cette partie du monde.

Le voyage a commencé avec un vol en direction du Sud du Chili, vers la ville de Punta Arenas en Patagonie , où le groupe a pris connaissance des efforts de préservation environnementale mis en œuvre dans la région, avec une visite dans l’île de Magdalena, dans le Détroit de Magellan, où vit la plus grande colonie protégée de pingouins dans le cône du sud.

De Punta Arenas, le samedi 22, le voyage pour l’Antarctique a été entrepris par avion spécial de la Force aérienne vers la base chilienne Eduardo Frei, située dans l’un des ‘endroits chauds’ en matière de réchauffement de la planète sur le continent blanc, de la péninsule antarctique, qui s’est réchauffée plus rapidement que nulle part ailleurs dans l’hémisphère sud. Là, les responsables de la base – une des plus grandes de la région où une centaine de personnes sont stationnées en permanence - ont informé les leaders politiques et un glaciologue éminent a fait une présentation des circonstances environnementales sur le continent, qui changent rapidement et d’une façon drastique, affectées par les activités humaines dans d’autres parties du globe, et résultant dans l’effondrement des plate-formes de glace et de la diminution des glaces de mer dans des zones de l’Antarctique où l’air chaud et l’exposition aux vagues de l’océan provoquent la rupture de la glace.

La délégation comprenait Ricardo Lagos, co-président de la Commission et envoyé spécial du secrétaire-général de l’ONU sur le changement climatique, Luis Ayala, secrétaire général de l’Internationale Socialiste, Aleksandr Kwasniewski, ancien président de la Pologne, Sergei Mironov, président du Conseil de la Fédération russe, Mona Sahlin, présidente du Parti Social-Démocrate suédois, Beatriz Paredes, présidente du PRI du Mexique ; Mohamed Elyazghi, ministre d’Etat du gouvernement du Maroc ; et un invité de la Commission, le vice ministre chinois Zhijuan Zhang. A  partir de l’Antarctique, Ricardo Lagos a lancé, au nom des participants, un appel à la communauté internationale de choisir une nouvelle voie pour préserver et sauvegarder l’environnement pour les générations présentes et futures.

 


 

Appel a l'Action a partir de lAntarctique

Nous les membres de la Commission de l’Internationale Socialiste pour une Société mondiale durable, ici, en Antarctique, où nous pouvons observer sur place les effets complexes du changement climatique, nous nous engageons à redoubler d’efforts dans nos travaux pour lutter contre cette crise.

Les preuves et recherches scientifiques sur l’effondrement des corniches de glace, moins de glace dans la mer de l’Arctique et dans des zones de l’Antarctique, ainsi que le recul des glaciers, montrent que s’il n’est pas contrôlé, ce phénomène bouleversera de façon désastreuse l’équilibre écologique naturel de la planète. Il faut commencer dès maintenant de mettre un terme aux dégats environnementaux aux deux pôles de la planète afin d’éviter l’augmentation des températures et du niveau des mers au niveau global, des marées et des tempêtes destructives, et l’éradication des habitats naturels. Cette crise, véritablement mondiale et sans frontières, affecte de façon drastique toutes les parties de la planète.

Les membres de la Commission sont pleinement conscients que la protection de l’environnement, changer le cours d’évènements déjà en cours et assurer une planète digne pour les futures générations, demande des actions politiques urgentes ainsi qu’une volonté politique solide. A cet égard, il est nécessaire que les citoyens, les communautés, les institutions et les gouvernements agissent de façon responsable.

Le rôle vital de la communauté scientifique de surveiller les systèmes naturels de la planète et d’informer les institutions mondiales, les gouvernements nationaux et le public, sur les effets du réchauffement de la planète, ainsi que de donner des projections futures, doit être soutenu. Des investissements plus importants sont cruciaux dans la recherche et le développement, une meilleure coopération est nécessaire, de même que des études scientifiques de plus grande envergure.

La Commission, dont la tâche est de mettre en avant des propositions pour combattre le changement climatique, qui va de paire avec le développement durable, lance un appel, à partir du continent blanc, à la communauté internationale, de choisir la nouvelle voie de la préservation et de la sauvegarde de notre planète pour les générations présentes et futures.

 


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