original : anglais

La Commission pour une Société Mondiale Durable de l’Internationale Socialiste, s’étant réunie à Johannesburg à l’avance du sommet de la COP17/CMP7 à Durban, exprime sa confiance et son optimisme dans le rôle du gouvernement de l’Afrique du Sud, qui va accueillir et présider la prochaine conférence, de conclure un accord qui remplit les objectifs de notre mouvement et de nos citoyens à travers le monde pour un avenir durable de la planète.

Eu égard aux résultats de la COP16 à Cancun et au progrès fait au cours des derniers douze mois sur les accords conclus, la Commission déclare :

• Que Durban doit agir de manière décisive afin de mettre en place les propositions élaborées depuis Cancun pour un fonctionnement et l’opération définitifs du Fonds vert pour le climat en adoptant le rapport du Comité de transition. Durban devrait également établir les sources de financement à long-terme pour le Fonds et examiner le potentiel de générer des revenus à partir d’autres instruments, tels que la taxe sur le carbone.

• Du fait que cette COP17 ait lieu en Afrique, un des continents les plus touchés par le changement climatique, le Commission considère qu’elle devrait aborder avec vigueur le cas des Etats les plus vulnérables, ceux avec le moins de ressources, les plus exposés, tels que les petits Etats insulaires en développement (PEID) qui risquent de disparaitre en tant que nations et ceux avec les indices de développement humain les plus bas.

• Puisque nous subissons déjà les conséquences du changement climatique, l’adaptation devra être un élément essentiel des résultats de Durban en tant que priorité clé pour de nombreux pays en développement. L’approche fragmentée actuelle concernant l’adaptation doit être abordée de manière plus cohérente afin de garantir un résultat qui mènera à l’exécution des actions d’adaptation.

• Durban devrait formaliser les promesses d’atténuation de pays développés individuels ou de blocs de pays et approfondir leur portée afin de parvenir à une réduction nette des émissions qui limiterait l’augmentation de la température globale à un maximum de 2°C ainsi que continuer d’examiner l’objectif d’une augmentation de 1.5°C tel que mentionné à Cancun.

• Du progrès doit être atteint dans les efforts d’atténuation en augmentant l’appui en termes de soutien financier, technologique et du renforcement des capacités concernant les mesures d'atténuation appropriées à l'échelle nationale (MAAN) des pays en développement, reconnaissant que le développement économique et l’élimination de la pauvreté sont les priorités premières et absolues de ces pays.

• Reconnaissant que le financement de l’adaptation dépend du niveau de l’ambition, elle doit recevoir le même niveau de soutien que l’atténuation, en particulier en ce qui concerne la question de technologies et du renforcement des capacités pour les pays en développement.

• En ce qui concerne la protection des forêts, Durban devra fixer des objectifs sur la Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) et assurer son futur financement. Il est également important de protéger les besoins des communautés forestières qui ont toujours joué un rôle crucial dans la conservation de ces forêts.

• L’agriculture de subsistance et la production vivrière doivent être protégées, tout en gardant à l’esprit que la pénurie d’eau est une menace majeure pour le monde, en particulier pour la production agricole des nations en développement. A cet égard, le Fonds vert pour le climat devra permettre des améliorations dans l’utilisation de l’eau, la coopération et le transfert technologique dans le domaine de l’agriculture et de l’aide aux communautés rurales pour le développement de compétences.

• Durban devra aller de l’avant dans l’établissement de systèmes de mesure, de notification et de vérification des engagements pris et des actions entreprises pour réduire les émissions et du soutien reçu tout en contemplant des mécanismes rendant ces obligations contraignantes et trouver un accord sur les sanctions en cas de non-respect.

• Durban devra explorer les questions de politiques pour encourager l’utilisation de technologies renouvelables afin d’assurer que le bouquet énergétique à l’avenir aille dans le même sens que notre vision de durabilité et d’émissions faibles.

• Tel qu’indiqué dans le rapport de la Commission, une éducation efficace est vitale afin que la prochaine génération comprenne pleinement l’humanité commune de notre planète et qu’un changement de comportement ait lieu, se dégageant d’un comportement basé sur la consommation vers un comportement basé sur un raisonnement durable.

• Le paradigme d’une société en faible teneur de carbone tel que décrit dans le titre du rapport de notre Commission et repris dans les accords de Cancun doit être le chemin vers l’avant. Afin que Durban soit un succès, elle doit faire plus que de rendre les accords de Cancun opérationnels et doit traiter les questions politiques en suspens qui restent à résoudre de la Feuille de route de Bali. Ceci veut dire, trouver une solution à la question de la deuxième période d'engagement au titre du Protocole de Kyoto ainsi que trouver un accord sur un cadre pour la future nature légale des discussions sur le changement climatique sous la convention. A cet égard, il est vital de ne pas avoir d’intervalle entre la première et deuxième période d’engagement.

La Commission a soutenu de plein cœur les paroles de Président Zuma dans son discours d’ouverture de cette réunion, reconnaissant que Durban n’est qu’une étape dans un long voyage puisque cette planète nous a été prêtée par nos prédécesseurs afin d’assurer la sécurité de nos enfants. Nous devons œuvrer ensemble afin de sauver demain aujourd’hui. Telle est notre vision pour la COP17/CMP. Nous tous devrons agir afin de gagner la lutte contre le changement climatique.

 

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