Réunion du Comité de l'IS pour le Sud-Est de l'Europe, Tirana

29 mai 2009

Le 29 mai 2010, le Comité de l’Internationale Socialiste pour le Sud-Est de l’Europe s’est réuni à Tirana pour axer ses débats sur la crise actuelle en Albanie à la suite des violations et irrégularités des élections parlementaires du 28 juin 2009 et sur les développements régionaux (liste des participants). A l’ordre du jour étaient le renforcement de la démocratie dans la région et le progrès en termes de stabilité, pour ce qui est des institutions justes et la coopération régionale ainsi que de brefs rapports sur les situations nationales dans les pays de la région.

Lors de l’ouverture, Edi Rama, président du SPA et co-président du Comité, a remercié l’Internationale Socialiste pour son soutien en la matière et les délégués pour leur participation à la rencontre, en insistant sur la difficile période des derniers 9 mois pendant laquelle le parti a mis en œuvre d’extraordinaires efforts pour protéger et défendre la démocratie, menacée en Albanie. Insistant sur le besoin que la communauté internationale prenne pleinement conscience de la situation de son pays, il a décrit la gauche progressive comme étant la force politique à laquelle devrait être confiée la tâche de s’atteler aux défis de la démocratisation, de la modernisation et de l’intégration européenne, affirmant que le SPA ne s’est jamais senti abandonné grâce au soutien dont il jouit de la part de ceux qui se trouvaient alors autour de cette table.

Sergei Stanishev (BSP, Bulgarie), co-président du Comité, a salué le comportement responsable du SPA, et sa volonté de trouver un compromis dans le but de trouver une solution constructive et acceptable. Il s’est montré confiant dans le fait que la déclaration du Comité pourrait contribuer à résoudre la crise et à garantir un avenir qui ne laisserait pas de place au doute quant aux élections en Albanie. Il a aussi fait référence à l’intégration dans l’Union européenne, en faisant référence à l’expérience bulgare en la matière, puisque le but national de l’intégration ne pouvait être atteint que par le moyen de la coopération.

Dans ses remarques introductives, le Secrétaire Général de l’Internationale Socialiste, Luis Ayala, a mis l’accent sur les valeurs démocratiques de la social démocratie, et sur les réussites et défis de l’Internationale en ce qui concerne le progrès en la matière. Présentant la démocratie comme le pilier fondamental de la société, il s’est attardé sur l’essence même de la démocratie et sur la crise actuelle en Albanie. Il s’agit, dit-il, de regagner en légitimité à l’aide des efforts d’Edi Rama et du SPA qui doivent recevoir le soutien d’autres acteurs politiques dans le pays, en particulier ceux qui se montreront responsables au sein du parti démocratique.

Ont suivi des interventions d’un grand nombre de participants à la réunion, qui ont permis de créer les prédispositions pour une résolution qui a été adoptée par la suite par le Comité, réitérant l’appel de l’Internationale pour une enquête sur les violations électorales afin de mettre fin à la présente crise politique. Les délégués ont particulièrement exprimé leurs inquiétudes sur l’impact de la crise politique sur la capacité de l’Albanie de faire face aux problèmes émergeants de la crise financière mondiale ainsi qu’à l’intégration européenne.

La résolution qui a été adoptée lors de la clôture de la réunion a pris en compte l’impasse dans laquelle s’est trouvée l’Albanie au cours des derniers 9 mois, insistant sur le fait que des réformes sont nécessaires pour garantir les principes fondamentaux de la démocratie et l’égalité des droits et des chances pour les citoyens, les entreprises et les ONG. A la lumière de la gratitude exprimée par le SPA pour le soutien reçu de la part de l’IS et de ses partis membres, et de l’importance de solidarité au sein du mouvement social-démocrate mondial, la résolution a traduit le soutien de l’Internationale à tout autre parti membre qui se trouverait dans une situation similaire.

La crise électorale albanaise qui reste non résolue a aussi été au centre des discussions sur les progrès en matière de stabilité, les institutions justes et la coopération régionale au cours de laquelle les membres du Comité ont reconnu le besoin d’une collaboration plus intense entre les sociaux démocrates dans la région, ainsi que le rôle important que l’IS doit jouer dans la promotion de cette collaboration. Un grand nombre de délégués ont exprimé le désir de voir se mettre en place une meilleure coopération sous la forme d’observations électorales par des partis membres et du suivi général de la situation dans d’autres pays de la région.

Dans la session de l’après-midi, les délégués ont fait des rapports sur la situation nationale de leurs propres pays ce qui a mené à une évaluation commune des similarités et différences de la situation à laquelle font face les partis d’Europe du Sud Est. Les rapports, certes de nature individuelle, ont couvert de nombreux thèmes communs, renforçant le sentiment que le développement d’institutions justes, la consolidation de la démocratie et l’intégration européenne restent les principaux sujets d’inquiétude pour les sociaux-démocrates de la région.

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