L’Internationale Socialiste accompagne la Colombie sur son chemin vers un avenir de paix et d’équité

20 mai 2002

La paix, la démocratie et la solidarité ont été les points centraux de la Rencontre régionale de l’Internationale Socialiste qui s’est réalisée à Bogota le 20 mai 2002, accueillie par le Parti Libéral Colombien, PLC.

Des discours de Horacio Serpa, candidat présidentiel et leader du PLC, de Raúl Alfonsín, ex-président de l’Argentine et l’un des vice-présidents de l’Internationale Socialiste, et de Luis Ayala, secrétaire général de l’IS et président de la rencontre, ont inauguré la réunion.

Le premier objectif de la réunion, à laquelle ont assisté des délégués des partis membres de l’IS en Argentine, à Aruba, au Brésil, au Chili, au Salvador, au Panama, en République Dominicaine, en Uruguay, des invités du Guatemala ainsi que la direction et des militants du parti hôte, a été de réitérer le compromis et la solidarité de l’Internationale envers le peuple colombien dans son effort pour atteindre une paix durable, offrant son plein soutien au PLC dans le processus électoral qui a culminé le dimanche 26 mai avec l’élection du nouveau président de la Colombie.

D’autre part, la réunion a également eu comme objectif d’insister, à propos de la Colombie, sur la recherche de la paix et de la démocratie dans le monde, comme les axes principaux des activités de la famille politique de l’Internationale Socialiste.

Dans son discours, l’ancien président Alfonsín a appelé à travailler pour la démocratie, la paix et l’égalité, opposant à la logique du marché - pilier du néolibéralisme et de la mondialisation - une philosophie ayant pour noyau l’être humain et ses droits à la dignité. Ainsi, la tâche politique d’aujourd’hui doit, pour réussir dans la lutte contre l’intolérance, l’incompréhension et l’extrémisme, se fonder sur l’étique de la responsabilité face aux peuples, l’étique des principes et des convictions et surtout, de nos jours, l’étique de la solidarité. Alfonsín a affirmé que ‘dans les circonstances dans lesquelles vit le monde, l’Internationale Socialiste est indispensable dans la recherche de la démocratie et de la paix’.

Horacio Serpa a résumé son projet de gouvernement en deux défis principaux : premièrement, globaliser la solidarité pour faire contrepoids aux effets socio-économiques de la mondialisation, de façon à ce que l’alliance sociale-démocrate de l’Internationale construise un consensus mondial pour lutter contre le trafic de stupéfiants, combattre le terrorisme, surmonter la pauvreté et rendre à l’être humain sa dignité. Deuxièmement, donner une solution effective aux nécessités fondamentales de la société, en partant de la conviction selon laquelle ‘l’absence de paix est la contradiction la plus nuisible de la démocratie, car elle fracture les structures de la gouvernabilité, car elle brise la solidarité collective’, réussir à consolider la paix et la démocratie en Colombie ‘avec l’appui d’un consensus de solidarité internationale proactive, coopérative et vigilante’, étant donné que ‘la paix est une condition et le fruit de la vie démocratique en commun, solidaire et tolérante', en même temps que 'la démocratie est l’environnement naturel de la paix’.

Le Secrétaire Général s’est référé au rôle qu’a joué l’Internationale dans la réalisation de la paix et de la démocratie pour indiquer de quelle manière l’IS est aujourd’hui plus que jamais un forum mondial qui représente l’espérance de temps meilleurs pour des milliers de personnes. En même temps, face à l’avancée de tendances homogènes de la droite, il a lancé un appel aux leaders politiques afin qu’ils persévèrent dans l’effort pour trouver des solutions réelles aux problèmes réels, par opposition à choisir des solutions de facilité avec lesquelles ces forces de droites prétendent estomper - mais non résoudre - des problèmes fondamentaux comme l’immigration dans un monde globalisé, la sécurité et la marginalisation économique. Il a conclu en lançant un appel à une convergence de la gauche : ‘nous qui avons lutté pour la démocratie que nous avons établie dans tant de parties du monde, qui avons créé et développé des systèmes multipartites, le pluralisme, la liberté, nous devons être capables également de créer ces convergences nécessaires de la gauche, des politiques raisonnables, des politiques du possible. Actuellement, la droite dans différentes parties du monde converge et se créent des alternatives uniques, des propositions uniques de la droite. Nous, de la gauche, à partir de la social-démocratie, nous devons être capables de répondre à ce défi’.

Dans leurs interventions, les participants se sont référés à des points tels que persévérer dans le dialogue et la négociation comme moyens uniques vers la paix, thème sur lequel le représentant du parti membre du Salvador a commenté l’expérience de la négociation et la paix dans son pays. La déléguée du Parti pour la Démocratie du Chili a signalé avec préoccupation la dépolitisation et la démobilisation auxquelles appèlent les forces de la droite et l’importance d’avancer dans la démocratisation de toutes les instances de la vie publique, y compris les moyens de communication. Les pays voisins de la Colombie ont également exprimé l’urgence de résoudre le conflit colombien comme élément du renforcement, de la stabilité et du développement de la région.

La rencontre s’est conclue par la réitération de la solidarité de la famille sociale-démocrate de l’Internationale avec le processus politique colombien, et en particulier avec les efforts pour trouver une solution réelle aux problèmes complexes d’aujourd’hui, à partir de la perspective des valeurs et principes partagés avec les forces politiques colombiennes, comme celles du Parti Libéral Colombien.

 

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