Réunion du Comité à Chişinău: renforcer l’économie, consolider la démocratie et résoudre les conflits dans la région

23-24 juillet 2012

Le Comité pour la CEI, le Caucase et la Mer noire s’est réuni le 23-24 juillet 2012 à Chişinău, République de Moldova, accueilli par le Parti Démocratique de Moldavie (PDM). Dans son ordre du jour, le Comité a discuté les trois thèmes principaux: les perspectives économiques pour la CEI, le Caucase et la Mer noire: incorporer les perspectives régionales dans un point de vue social-démocratique; renforcer la démocratie et surmonter l’autoritarisme: garantir les droits et libertés dans les pays de la région; et la voie du dialogue et des négociations pour surmonter les conflits et disputes régionaux.

Les participants ont été chaleureusement accueillis à Chişinău par Marian Lupu, président du PDM et président du parlement. Lupu a exprimé la grande satisfaction ressenti par son parti d’accueillir une telle réunion de sociaux-démocrates de la région, où des rapports, idées et initiatives pourront être échangés. Il souligna le progrès fait sur la question de la démocratie dans la République de Moldavie, et la vision du PDM pour un avenir durable du pays basé sur les valeurs social-démocratiques. D’autres perspectives ont également été ajoutées aux discussions par des ministres et membres de la direction du parti lors de leurs interventions.

La tenue de la dernière réunion du Comité en Moldavie avant le XXIV Congrès était symbolique du progrès et de l’avancée de la social-démocratie dans la région. Dans ses remarques introductives Luis Ayala, Secrétaire général de l’IS a rappelé qu’en 2009, lors de la première réunion du comité après le XIII Congrès, de grandes inquiétudes avaient été exprimées sur le sort de la démocratie en Moldavie, avec un fort appel pour de nouvelles élections. Les développements politiques durant la période intermédiaire avaient montré que la lutte pour la démocratie dans la région pouvait réussir, rassemblant le peuple pour surmonter les obstacles et les divisions.

Les discussions au cours de la réunion de deux jours ont été présidées par Mario Nalpatian (Arménie, ARF-D) et Alexandra Dobolyi (Hongrie, MSzP), les co-présidents du comité. Pendant les échanges sur les perspectives économiques pour la région, il y avait consensus que la nature mondiale de la crise financière et l’interdépendance des économies mondiales voulait dire que les pays de la région étaient tous sujets à des facteurs externes. Un défi commun pour les pays de la région était d’augmenter la proportion des salaires dans le PIB, qui reste basse et qui est un facteur contribuant à l’inégalité et au lent développement économique. En plus de ces inquiétudes universelles, les délégués ont soulevés des défis plus spécifiques pour leurs pays en relation avec l’économie et qui comprenaient les problèmes posés par l’émigration et la dépendance d’envoi de fonds de pays avec d’importantes diasporas. Les perspectives économiques sont étroitement liées à la situation politique, avec l’autoritarisme et la corruption privant les citoyens d’opportunités et de prospérité et concentrant les richesses dans les mains d’une puissante élite.

Le défi démocratique est une lutte cruciale, et les échanges sur le deuxième thème principal se sont concentrés sur le déficit démocratique qui continue d’exister dans une majorité des pays de la région. En Belarus, l’Internationale Socialiste a systématiquement fait appel à la libération de Mikalai Statkevich et tous les autres prisonniers politiques, dont de nombreux ont été incarcérés suite aux élections présidentielles frauduleuses de 2010 pour rien de plus que leur simple opposition au régime autoritaire. Des inquiétudes ont également été mentionnées concernant le renforcement des restrictions sur les libertés démocratiques en Ukraine. En Ukraine et en Géorgie, les élections prévues pour l’automne seront un test pour la légitimité démocratique de leurs processus démocratiques respectifs. Les participants ont noté qu’au Kazakhstan et dans la Fédération russe les élections récentes n’ont pas été à la hauteur des attentes, et beaucoup de travail reste à faire à travers la région pour assurer la prééminence d’une démocratie réelle.

Les échanges sur la résolution des disputes régionales ont couvert les conflits non résolus en Transnistrie, Haut-Karabagh, Ossétie du Sud et en Abkhazie, pensant que la manière pour résoudre ces questions était le dialogue et la négociation. En conséquence, le travail du gouvernement de Moldavie et du PDM pour le dialogue afin de résoudre les questions ouvertes en ce qui concerne la Transnistrie a été reconnu. Concernant d’autres disputes régionales, des représentants participant au comité d’Arménie, de la Fédération russe et de Géorgie ont exprimé les positions de leurs partis sur les situations qui continuent d’avoir un impact sur la sécurité de leurs pays et ont décrit les derniers développements. Le rôle que la social-démocratie pouvait jouer dans la résolution de conflits a été souligné, avec comme important exemple la capacité de l’IS de faciliter le dialogue politique entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le progrès serait aidé par le renforcement des partis social-démocratiques dans les pays impliqués dans les conflits, et l’entrée de ces partis au gouvernement, tel que vu en Moldavie.

A la conclusion de la réunion, une déclaration a été adoptée, basée sur les discussions de deux jours, qui a souligné les inquiétudes clés de ceux présents sur les questions principales en relation avec l’économie, la démocratie et la résolution de conflits. La déclaration a également évalué le travail positif du comité dans la période depuis le dernier Congrès. Le Comité pour la CEI, le Caucase et la Mer noire a été essentiel dans le développement de relations entre notre mouvement global et les partis social-démocratiques de la région, discutant des objectifs de politique communs et partageant des stratégies pour l’avancée des causes partagées.

Participants

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