Strengthening democracy and pursuing sustainable and fair economic growth in the Asia-Pacific region

‘Combiner la croissance économique avec la responsabilité environnementale: le double défi du développement’ et ‘Faire avancer la social-démocratie dans la région Asie-Pacifique’ étaient les thèmes centraux sur l’ordre du jour de la récente réunion du Comité Asie-Pacifique de l’Internationale Socialiste qui a eu lieu à Oulan-Bator, Mongolie, le 7-8 octobre, accueilli par le parti membre de l’IS dans ce pays, le Parti du peuple mongol. (Liste des participants

La réunion a été ouverte par le Secrétaire général de l’IS Luis Ayala et le Premier ministre et Président du MPP Sukhbaatar Batbold. En félicitant le Parti du peuple mongol sur leurs réussites, Ayala a souligné que pour les sociaux-démocrates, la démocratie et la bonne gouvernance étaient la clé pour la croissance économique et pour créer des opportunités pour les gens, tel que la Mongolie en faisait l’expérience. Le développement économique devait être associé à la durabilité et un sens accru de responsabilité. Dans la Mongolie d’aujourd’hui, nous avions un bon exemple d’une démocratie qui faisait preuve de performance économique pour améliorer l’éducation, la santé, les services publics, en court, le niveau de vie de son peuple. De nombreuses possibilités existaient aujourd’hui pour la social-démocratie dans la région Asie-Pacifique, où il y a quelques années encore trop souvent la politique avait mis l’accent uniquement sur l’économie tout en ignorant les droits et les libertés du peuple. Le Premier ministre Batbold a chaleureusement accueilli les participants en Mongolie et a exprimé la satisfaction de son parti d’accueillir cette réunion de l’IS. En abordant les thèmes principaux sur l’ordre du jour, il a souligné le besoin d’utiliser les ressources naturelles disponibles dans l’intérêt de la population tout en préservant et protégeant l’environnement. Il a également souligné l’importance de permettre aux gens de bénéficier de la croissance économique que la Mongolie connaissait ces dernières années et a fait référence à des initiatives telles que le Fond de développement humain qui a été mis en place par son gouvernement pour assurer que les citoyens recevaient leur part du revenu provenant des ressources naturelles.  

 

Introduisant le premier thème principal, Enkhbold Nyamaa, Vice-président du parlement mongol, a expliqué les politiques et mesures prises en Mongolie pour transformer le  rapide développement économique en une croissance verte respectueuse de l’environnement. Le pays faisait face à des défis similaires que d’autres économies en croissance rapide, et dans leur cas il s’agissait du développement de leur industrie minière, de la rapide augmentation de logements ainsi que d’une infrastructure croissante et des conséquences qui en résultent pour l’environnement. Finalement, la question était de savoir comment trouver le bon équilibre entre le développement et la responsabilité environnementale.

Au cours des discussions qui ont suivies, l’impact du réchauffement climatique sur la région, et d’autres moyens pour assurer que le revenu provenant de ressources naturelles soit bénéfique à la population dans son ensemble étaient au centre des débats. D’autres expériences faites par des gouvernements de la région en ce qui concerne des types de fonds similaires que celui établi en Mongolie ont été partagés par les participants. Le besoin de tenir pour responsable les compagnies minières et autres entreprises travaillant dans l’exploitation des ressources naturelles en ce qui concerne la protection de l’environnement a été discuté en détail, où différentes expériences ont été examinées. Le rôle régulateur de l’Etat a été souligné ainsi que l’implication de la société et d’ONG dans ce processus. La cohérence des politiques de l’Etat pour enrayer la dégradation de l’environnement a été considéré comme cruciale pour être à la hauteur du besoin de lutter contre l’impact du réchauffement climatique, du desséchement de lacs et de rivières, ou d’une désertification croissante. Des inondations récentes dans des pays de la région ont souligné le sentiment d’urgence sur ces questions, tel qu’on a pu le voir au Pakistan, au Cambodge et en Thaïlande, ou de nombreux gens souffraient. Plusieurs projets et initiatives pour combattre le changement climatique qui avaient fait surface dans différents pays de la région ont été mentionnés, ainsi que les recommandations faites par la Commission pour un Société Mondiale Durable de l’IS pour des engagements avec des objectifs et délais précis, une plus grande réduction des émissions, des engagements contraignants, la vérification des engagements,  et une réelle solidarité entre les nations en développement et développées. Il a été souligné que lutter contre le changement climatique n’était pas seulement un défi mais également une opportunité pour trouver de nouvelles approches à la crise économique actuelle pour générer de nouveaux domaines de croissance, de nouvelles industries et de nouveaux emplois.  

Otgonbayar Yondon, Ministre mongol de l’éducation, a introduit le deuxième thème, ‘Faire avancer la social-démocratie dans la région Asie-Pacifique’, en donnant un rapport sur son propre parti et sur leur engagement de faire avancer l’agenda progressiste en Mongolie. Pendant les discussions il a été souligné que chaque pas en avant pour la démocratie dans la région représente également une nouvelle opportunité pour la social-démocratie. Les participants on réaffirmé que des systèmes multipartites efficaces, la tenue régulière d’élections libres et équitables ainsi que le respect des libertés fondamentales étaient  un impératif. La social-démocratie a une histoire relativement coutre en Asie-Pacifique mais aujourd’hui de nouvelles opportunités se présentent, s’appuyant sur la présence de l’Internationale pendant ces dernières années soutenant et engageant ceux qui étaient mobilisé dans la recherche de la démocratie, des libertés et des droits. Une nouvelle ère de changement était en train de prendre forme dans la région, un changement qui dans de nombreux pays était motivé par des valeurs et principes de notre mouvement.  

Des rapports extensifs et détaillés sur les situations nationales dans des pays de la région ont été présentés, commençant par celui du pays hôte, donné par le Ministre des Affaires étrangères Zandanshatar Gombojav. Le Comité a ensuite adopté une déclaration sur la Mongolie, qui reconnaît la contribution du MPP à l’établissement de la Mongolie moderne, son rôle dans la transition du pays vers une réelle démocratie et sa part dans le travail de l’Internationale Socialiste, en tant que parti social-démocratique de centre gauche menant un gouvernement avec un bilan positif et réussi. Une deuxième déclaration de la réunion a abordé un nombre de situations nationales qui ont fait partie des discussions. Dans ce document, la contribution du Pakistan sous la direction du Parti du peuple du Pakistan, PPP, à la guerre contre le terrorisme, ses nombreux sacrifices et son engagement de soutenir l’agenda progressiste perpétué par feue Benazir Bhutto a été reconnu. En ce qui concerne le conflit frontalier entre le Cambodge et le Thaïlande, la déclaration soutient le dialogue en place pour restaurer la paix et la stabilité, saluant le fait que les deux parties se sont abstenues d’avoir recours à la force depuis que le nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir en Thaïlande, exhortant les deux côtés de respecter les décisions de la Cour Internationale de Justice. Sur la Birmanie/Myanmar, les développements récents ont été considéré comme encourageants, espérant qu’ils mèneront vers un mouvement décisif vers la démocratie. Le Comité a exprimé son plein soutien à Aung San Suu Kiy et la Ligue nationale pour la démocratie dans leurs efforts pour une transition pacifique, appelant à la libération immédiate de tous les prisonniers de conscience encore incarcérés. Sur Timor Leste, le Comité a félicité Fretilin pour la tenue réussie des élections directes du leadership de son parti en tant que faisant partie du processus plus large de renforcer les partis politiques dans la région.  

Les discussions à Oulan-Bator se sont terminées par une reconnaissance chaleureuse des participants de l’hospitalité fraternelle dont ont fait preuve le MPP, le peuple mongol et les médias qui ont largement couvert la réunion.

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