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UIP

L’IS à la 128ième Assemblée de l’Union interparlementaire à Quito, Equateur

24 mars 2013


A l’occasion de la 128ième Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP) tenue à Quito, Equateur, du 22 au 27 mars 2013, l’Internationale Socialiste a organisé sa réunion habituelle de parlementaires de la famille politique de l’IS participant à l’Assemblée de l’UIP le 24 mars.

Présent à la réunion étaient des parlementaires de l’Afrique du Sud, d’Algérie, d’Angola, d’Argentine, de Belgique, de Bosnie & Herzégovine, du Burkina Faso, du Canada, d’Espagne, de France, du Ghana, de Guinée-Bissau, de Haïti, du Mexique, de la Mongolie, du Maroc, de la Namibie, du Nicaragua, du Niger, de la Palestine, de Pologne, du Portugal, de Saint-Marin, de Sao Tomé y Principe, de Serbie, de Suède, de Suisse, de Tanzanie, de Turquie, de la République dominicaine, du Royaume-Uni et de la Zambie. La réunion était présidée par le Secrétaire général de l’IS.

Les discussions ont inclus une mise à jour sur les questions traitées lors de la réunion précédente au Québec, des échanges sur des questions sur l’agenda mondial de notre Internationale, des évaluations de quelques situations nationales, des brefs rapports sur des différents domaines de travail de l’UIP et des recommandations pour ses prochaines réunions.

Les membres de Mongolie ont informé les participants que depuis la dernière réunion à Québec, où il avait été rapporté que le parti membre de l’IS, le MPP, se voyait refusé le droit à un caucus parlementaire, la situation avait changé, leur caucus fonctionnait à présent comme il le devait, et ils étaient très reconnaissants à l’Internationale Socialiste pour ses actions et soutien dans l'atteinte de cet objectif. Les participants de Turquie ont rapporté que la situation abordée lors de la dernière réunion concernant des parlementaires qui étaient en détention restait très inquiétante, du fait qu’ils, ainsi qu’un nombre d’intellectuels et de journalistes accusés injustement de vouloir faire tomber le gouvernement, risquaient l’emprisonnement à vie. Le procès judiciaire était prévu de se conclure dans les mois à venir, et ils ont fait appel à ce que l’attention internationale soit maintenue sur ce cas. Il a également été rapporté que la situation des parlementaires emprisonnés en Palestine, qui avait été abordée lors de la dernière réunion, restait inchangée et les délégués palestiniens, tout en rappelant qu’en même temps il y avait de nombreux autres prisonniers politiques outre les parlementaires, étaient reconnaissants pour le soutien et la solidarité continue.

Traitant l’impact de la crise financière, le Secrétaire général de l’IS a mis à jour les participants sur les discussions et décisions de la réunion récente du Conseil tenue au Portugal. Les participants du Portugal, d’Espagne, de Turquie, du Canada, de Pologne, de Suède et de la France ont contribué avec des rapports sur les développements dans leurs pays et sur les politiques économiques, efforts et points de vue de leurs partis respectifs pour confronter la situation économique actuelle.

La crise au Mali, qui avait été soulignée lors de l’Assemblée de l’UIP précédente, était également un sujet d’attention. Le Secrétaire général de l’IS a donné un rapport sur la réunion récente du Comité Afrique de l’IS au Niger qui s’était concentrée sur les développements actuels dans la région du Sahel. Les discussions à Quito ont inclus un rapport par la vice-présidente de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale de France qui a souligné le large soutien international pour l’action prise par son pays en réponse à la requête du Président du Mali, et le soutien logistique fourni par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L’accent était à présent mis sur la formation des forces locales pour faciliter un retrait rapide et le transfert aux organes africains et de l’ONU. La préoccupation principale pour tous les participants était le besoin de sécuriser l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale du Mali et de fournir les conditions pour la tenue d’élections libres, justes et démocratiques tel que prévu.

Lors des rapports sur les situations nationales, la réunion a abordé les développements en Haïti, où il y avait un déficit de démocratie réelle et des interférences répétées dans le processus électoral y compris la corruption. A ceci s’ajoutait la dure réalité de pauvreté chronique et les difficultés continues résultant du lent rétablissement suite au tremblement de terre, une conséquence partielle de l’engagement insuffisant de la communauté internationale. En ce qui concerne la Turquie, les parlementaires participant à la réunion ont rapporté leur inquiétude sur la direction et les tendances autoritaires du gouvernement actuel. Sur le Maroc, il a été rapporté que le nouveau gouvernement, bien qu’élu de manière démocratique, montrait des signes d'incorporer la religion dans les affaires de l'Etat et on pouvait craindre que de nombreux gains démocratiques et sociaux réalisés ses dernières années, allaient être érodés, notamment en ce qui concerne le rôle et le niveau de participation de la femme dans la politique, qui avait déjà été réduit de manière significative. La réunion a également reçu des informations sur la situation au Ghana, où des élections démocratiques successives ont été tenues sans difficultés, malgré une contestation juridique récente par l’opposition. Les dernières élections avaient été largement surveillées par des observateurs internationaux et avaient été déclarées comme libres et justes.

Des rapports concernant différents domaines de travail de l’UIP ont été traités par plusieurs participants actifs dans ces activités, y compris les droits de l'homme, le changement climatique, la coordination d’actions entre l’UIP et les Nations unies, et  sur le Moyen-Orient.

Sur le sujet de renforcer la dimension politique du travail au sein de l’UIP, les participants étaient d’avis que ce serait un développement positif d’avancer dans la coordination des positions sur différents points sur l’ordre du jour des assemblées de l’UIP, et en particulier sur les thèmes d’urgence sur lesquels certains n’étaient pas préparés suffisamment. Il a été proposé qu’un processus de consultation soit entrepris en avance du vote en assemblée plénière, offrant ainsi une opportunité pour les membres d’échanger leurs opinions avant d’émettre leur vote.

En résumant les discussions, le Secrétaire général de l’IS a pris note et a apprécié la volonté des participants de contribuer à nos objectifs communs de renforcer l’UIP et nos idéaux social-démocratiques partagés à travers ces réunions. Avant de conclure, il a donné un rapport sur les échanges de correspondance positive avec le Secrétaire général de l’UIP, Anders Johnsson, et sur les entretiens personnels très constructifs qu’il avait eu à l’avance de cette réunion avec le Président de l’UIP, Abdelwahed Radi.