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Congrès

XXe Congrès de l'Internationale Socialiste, New York

09-11 septembre 1996

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L’Economie mondiale: une responsabilité commune

L’Internationale Socialiste a tenu son vingtième Congrès au siège des Nations Unies à New York du 9 au 11 septembre 1996. Plus de cent cinquante partis et organisations, en provenance de tous les continents ont participé.

Quelques sept cent délégués représentaient les partis politiques et organisations appartenant à l’Internationale Socialiste ainsi que d’autres partis d’orientation sociale-démocrate, invités à participer au Congrès. Des invités supplémentaires, en provenance des Etats-Unis et d’ailleurs ainsi que de la communauté diplomatique de l’ONU, ont amené le nombre total de participants à environ un millier. Le lieu de notre réunion, le Hall de l’Assemblée générale des Nations Unies a procuré une solennité particulière et un symbolisme aux débats.

Le XXème Congrès, qui a été ouvert par notre Président, Pierre Mauroy, avait à son ordre du jour trois thèmes principaux : ‘Les marchés au service des personnes, et non pas les personnes au service des marchés’, ‘Faire la paix et maintenir la paix’ et ‘Un programme des droits de la personne pour le vingt-et-unième siècle’.

Débattant sur ces thèmes se trouvaient des sociaux-démocrates du monde entier, parmi eux, des chefs de gouvernement : Gro Harlem Brundtland, première vice-présidente de l’Internationale Socialiste et alors première ministre de la Norvège ; António Guterres, premier ministre du Portugal, qui a introduit la première discussion du Congrès sur l’Economie mondiale; le chancelier Franz Vranitzky, d’Autriche ; le premier ministre de la Finlande, Paavo Lipponen; le premier ministre de la Hongrie Gyula Horn; et le premier ministre de Maurice, Navin Ramgoolam.

D’autre figures éminentes présentes comprenaient Shimon Peres, ancien premier ministre d’Israël; Felipe González, ancien premier ministre espagnol; Raúl Alfonsín, ancien président de l’Argentine; Rodrigo Borja, ancien président de l’Equateur; et Pedro Pires, ancien premier ministre du Cap-Vert, ainsi que la leader du Parti des Socialistes Européens au Parlement européen, Pauline Green.

Parmi les nombreux invités se trouvaient aussi Bill Jordan, secrétaire général du ICFTU; Yvan Rybkin, qui depuis a été nommé secrétaire du Conseil de Sécurité de la Russie, ainsi que d’importants représentants du Parti Démocratique des Etats-Unis et du mouvement syndical.

Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général des Nations Unies s’est adressé au Congrès. Les délégués ont adopté des déclarations détaillées sur les trois thèmes principaux ainsi qu’une résolution formulant la perspective de l’Internationale sur les développements actuels dans chacun des continents et régions, sur le thème des autorités locales et sur le soutien des Nations Unies. Ces documents politiques majeurs guideront les travaux et engagements de l’Internationale Socialiste durant les prochaines années.

En tant qu’organe suprême de l’Internationale, le Congrès décide de l’admission de nouveaux partis et organisations. Durant la période depuis le XIXème Congrès en 1992, un nombre sans précédent de demandes d’application a été reçu, en provenance de partis de tous les continents. Le Congrès a admis 33 nouveaux partis appartenant à différentes catégories, ainsi qu’une nouvelle organisation associée. Un certain nombre de partis consultatifs et observateurs sont également devenus partis membres de plein droit. (Nouveaux membres et des changements de statuts)

Lors des élections du Présidium de l’IS, Pierre Mauroy a été réélu président et Luis Ayala a été réélu secrétaire général. Vingt-cinq présidents ont également été élus (Liste des membres du Présidium).

Une des importantes initiatives du XXème Congrès a été l’établissement d’une nouvelle commission à haut niveau, qui sera présidée par Felipe González. La Commission examinera les aspirations de la social-démocratie et le rôle d’une Internationale Socialiste en expansion et de plus en plus globale dans le monde d’aujourd’hui, interdépendant et changeant rapidement. 

 
 
Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général des Nations Unies (à gauche), Pierre Mauroy, président de l'IS (centre) et Luis Ayala, secrétaire général de l'IS (à droite)
 
Pierre Mauroy, président de l'Internationale socialiste
 
Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire général des Nations Unies
 
Luis Ayala, secrétaire général de l'IS, avec Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général des Nations Unies
 
Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire général des Nations Unies, avec António Guterres, Premier ministre du Portugal